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Méditation Quotidienne avec Krishnamurti


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Connais-toi toi-même


Si l'on ne se connaît pas soi-même, quoi qu'on fasse, il ne peut y avoir d'état de méditation. J'entends par « connaissance de soi » celle de chaque pensée, de chaque état d'âme, de chaque sentiment – et non la connaissance de l'être suprême, de l'entité supérieure, qui n'existe pas ; car l'être supérieur, l'atma, fait toujours partie intégrante de la pensée, qui est le résultat de votre conditionnement, la réponse de votre mémoire – immédiate ou ancestrale. Et vouloir méditer sans instaurer d'abord, de manière profonde, irrévocable, cette vertu qui naît de la connaissance de soi, est une démarche tout à fait fallacieuse et parfaitement inutile.

Je vous en prie: il est essentiel pour ceux dont la démarche est sérieuse de comprendre cela. Parce que, sinon, il y aura divorce, fracture entre votre méditation et votre vie réelle – une fracture si profonde que même si vous méditez et pratiquez sans fin des postures, toute votre vie durant, vous ne verrez jamais plus loin que le bout de votre nez ; vos postures et tout ce que vous pourrez faire seront dénués de toute signification.

... Il est essentiel de comprendre ce qu'est cette connaissance de soi: c'est simplement prendre conscience – sans la moindre notion de choix – du « moi » qui a sa source dans un paquet de souvenirs – en avoir simplement conscience, sans interprétation, en observant simplement le mouvement de l'esprit. Mais cette observation est bloquée quand on ne cesse, à force d'observation, d'accumuler des notions – ce qu'il faut faire ou ne pas faire, ce qu'il faut réussir ; en agissant de la sorte on met fin à ce processus vivant du mouvement de l'esprit qui constitue le moi. Autrement dit, ce que je dois observer et regarder, c'est le fait réel, la réalité brute, ce qui est. Si je l'aborde avec une idée préconçue, avec une opinion – du type « je dois » ou « il ne faut pas », qui sont des échos de la mémoire –, alors le mouvement de ce qui est se trouve gêné, bloqué ; et dans ce cas on n'apprend rien.

Extrait du livre : CW, vol. XIV, p. 107

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