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Méditation Quotidienne avec Krishnamurti


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La relation


Toute relation fondée sur des besoins réciproques n'aboutit qu'au conflit. Quelle que soit notre interdépendance, nous nous utilisons réciproquement en vue de certaines fins, de certains but. Si elle vise une fin, la relation n'est pas. Vous pouvez m'utiliser, et je peux, moi aussi, vous utiliser. Mais dans cette utilisation mutuelle, nous perdons contact. Une société fondée sur l'exploitation mutuelle est le fondement de la violence. Lorsque nous utilisons autrui, nous n'avons d'autre image en tête que le but à atteindre. Cette finalité, ce gain, font obstacle à toute relation, à toute communion. Dans l'utilisation de l'autre, si gratifiante et si rassurante soit-elle, il entre toujours de la peur. Pour éviter cette peur, il nous faut posséder. Cette possession suscite la jalousie, la défiance, et les conflits perpétuels. Une telle relation ne peut jamais apporter le bonheur.

Une société dont les structures sont fondées sur le seul besoin – qu'il soit d'ordre physiologique ou psychologique – ne peut engendrer que conflits, confusion et malheur. La société est le reflet de votre rapport à l'autre, où prédominent le besoin et l'utilisation. Lorsque vous utilisez l'autre à votre profit – physique ou psychologique – en réalité il n'y a pas de relation ; entre vous lui, il n'existe en fait aucun contact, aucune communion. Comment pouvez-vous communier avec autrui si vous vous servez de lui comme d'un meuble, à votre convenance et pour votre confort? Il est donc essentiel de comprendre le sens de la relation dans la vie quotidienne.

Extrait du livre :

CW, vol. VI, p. 80le « moi » est la possession

La renonciation, le sacrifice de soi, ce n'est pas un geste de noblesse digne d'éloge et d'exemple. Nous possédons, parce que sans possession nous ne sommes rien. Les possessions sont multiples et variées. Celui qui ne possède pas de biens matériels peut être attaché au savoir, aux idées, un autre peut être attaché à la vertu, un autre à l'expérience, un autre au nom et à la renommée, et ainsi de suite. Sans possessions, le « moi » n'est pas ; le « moi » est la possession, le mobilier, la vertu, le nom. Dans sa peur de n'être rien, l'esprit est attaché au nom, au mobilier, à la valeur ; et il y renoncera afin d'accéder à un niveau supérieur, le plus haut étant le plus gratifiant, le plus permanent. La peur de l'incertitude, la peur de n'être rien, conduit à l'attachement, à la possession. Lorsque la possession est insatisfaisante, ou devient douloureuse, nous y renonçons au profit d'un attachement plus agréable. La possession ultime, la plus gratifiante, est le mot Dieu, ou son substitut, l'État.

... Tant que vous ne voulez pas être rien, ce qu'en fait vous êtes, vous engendrerez immanquablement la souffrance et l'antagonisme. Accepter de n'être rien n'est pas affaire de renonciation, d'obligation intérieure ou extérieure, mais de voir la vérité de ce qui est. Voir la vérité de ce qui est libère de la peur de l'insécurité, cette peur qui engendre l'attachement et conduit à l'illusion du détachement, du renoncement. L'amour de ce qui est est le commencement de la sagesse. L'amour seul partage, seul il peut communier ; mais le renoncement et le sacrifice de soi sont les voies de l'isolement et de l'illusion.

Commentaires Sur la Vie, Tome 1, Note 63 'Le sacrifice de soi', de J. Krishnamurti.

Aux éditions Buchet-Chastel pour l'édition française, ISBN 2-290-01076-6

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