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Quatrième Causerie à Adyar, Inde

Lundi 1 Janvier 1934

Je donnerai d'abord une brève Causerie et ensuite je répondrai à quelques questions qui m'ont été posées.

J'ai traité hier de toute la question de la peur et de la façon dont elle nécessite la coercition. Ce matin, je parlerai encore brièvement de la façon dont l'insuffisance intérieure crée la contrainte. Où existe ce vide intérieur existe aussi le désir de se faire guider, le désir d'une autorité, de cette influence qui vous moule et qui est devenue la tradition, une tradition qui n'est pas réfléchie, mais qui agit simplement comme guide. Mais, pour moi, la tradition devrait être un moyen d'éveiller la pensée, et non pas de l'amollir ou même de la tuer. Où il y a insuffisance, il doit y avoir coercition ; et cette coercition engendre un mode particulier de vie ou une méthode d'action, donc encore un conflit, encore des luttes et de la souffrance. En d'autres termes, lorsqu'on éprouve consciemment ou inconsciemment l'étreinte de ce vide intérieur, il doit y avoir conflit, il doit y avoir de la misère et un sentiment d'insuffisance, de néant, et de la totale vanité de la vie. On peut ne pas être conscient de cette insuffisance, ou on peut en être conscient.

Donc, où existe cette insuffisance, comment procède l'esprit? Qu'arrive-t-il lorsqu'on devient conscient de ce vide, de ce creux à l'intérieur de soi-même? Que faisons-nous lorsque nous éprouvons ce vide, lorsque nous devenons conscient de ce néant en nous-même? Nous désirons remplir ce vide, et nous cherchons un modèle, un moule créé par un autre ; nous imitons, nous suivons ce modèle, nous nous disciplinons à l'intérieur de ce moule établi par un autre, en espérant combler de la sorte notre vide, ce creux dont nous sommes devenus plus ou moins conscient.

Ce modèle, ce moule commencent à influencer nos vies, ils nous contraignent à nous ajuster nous-mêmes, nos esprits, nos cœurs et nos actions à leur forme particulière. Donc, nous commençons à vivre, non pas dans les limites de notre propre expérience, de notre propre compréhension, mais à l'intérieur de l'expression des idées, des limitations de l'expérience d'un autre. C'est cela qui arrive. Si vous y pensez réellement un instant, vous verrez que nous commençons à rejeter nos propres expériences particulières et la compréhension de ces expériences parce que nous éprouvons cette insuffisance, et alors nous commençons à imiter, à copier, et à vivre à travers l'expérience d'un autre. Et lorsque nous nous retournons vers l'expérience d'un autre et que nous ne vivons pas selon notre propre compréhension, il se produit naturellement une insuffisance, un conflit de plus en plus grands. Mais il est vrai aussi que si nous nous disons qu'il nous faut vivre selon notre propre expérience, notre propre compréhension, nous transformons cela aussi en un idéal, en un autre modèle, et nous modelons notre vie conformément à eux.

Supposons que vous vous disiez: « je ne dépendrai pas de l'expérience d'un autre, mais je vivrai selon la mienne », alors vous avez sûrement déjà créé un moule auquel vous voulez vous adapter. Quand vous dites: « je vivrai selon ma propre expérience », vous imposez déjà une limitation à votre pensée, parce que cette idée, que vous devez vivre selon votre propre compréhension, crée en vous une complaisance vis-à-vis de vous-même, qui n'est qu'une adaptation inefficace conduisant à la stagnation. Vous savez, la plupart des gens disent qu'ils rejetteront le modèle extérieur qu'ils ne faisaient que copier, et qu'ils essaieront de vivre selon leur propre compréhension. Ils disent: « nous ne ferons que ce que nous comprendrons » ; ils créent de ce fait un nouveau modèle dont ils tissent le dessin dans leur vie. Et qu'arrive-t-il alors? Ils deviennent de plus en plus satisfaits, et, par conséquent, ils pourrissent lentement.

Pour dissiper cette insuffisance, nous comptons simplement sur l'action, parce que lorsqu'existent cette insuffisance et ce vide, notre désir est de les combler et nous espérons que l'action pourra le faire. Et encore, que faisons-nous lorsque nous comptons sur une action pour supprimer cette insuffisance? Nous essayons simplement de remplir ce vide par accumulation, et nous n'essayons pas de découvrir la cause de l'insuffisance.

Quand vous sentez en vous cette insuffisance, qu'arrive-t-il? Vous essayez de remplir ce vide, vous essayez de devenir riche, et vous dites que devenir riche c'est devenir complet. Vous devez vous retourner vers quelqu'un d'autre et alors vous commencez à adapter vos pensées et vos sentiments aux idées et aux expériences d'un autre. Mais ceci ne vous donne pas la richesse, ceci n'engendre pas la plénitude ni l'accomplissement. Et alors vous vous dites: « j'essaierai de vivre selon ma propre compréhension », ce qui offre ces dangers, ainsi que je l'ai montré, conduisant à la complaisance vis-à-vis de soi-même. Et si vous vous retournez uniquement vers l'action, en disant: « j'irai dans le monde et j'agirai de façon à devenir riche, complet », là encore vous ne faites qu'essayer de remplir ce vide au moyen de substitutions. Tandis que si vous devenez lucide par l'action, alors vous découvrirez la cause de l'insuffisance. C'est-à-dire qu'au lieu de rechercher, vous créez l'action par l'intelligence.

Or, qu'est-ce que l'action? En somme, c'est ce que nous pensons et ce que nous sentons. Et tant que vous n'êtes pas conscient de vos propres pensées, de vos propres sentiments, il doit y avoir insuffisance, et aucune quantité d'activités extérieures ne viendra vous remplir.

En d'autres termes, seule l'intelligence peut disperser ce vide, et non pas l'accumulation ; et l'intelligence est, ainsi que je l'ai montré, la parfaite harmonie de l'esprit et du cœur. Donc, si vous comprenez le fonctionnement de votre pensée et de votre propre émotion et que, de ce fait, vous deveniez lucide dans l'action, alors existe l'intelligence, qui disperse l'insuffisance et qui ne la remplace pas par une suffisance ou par une plénitude, parce que l'intelligence elle-même est cette plénitude.

Et quand cette plénitude existe, il ne peut y avoir de coercition. Mais l'inharmonie, l'insuffisance créent la séparation entre l'esprit et le cœur. N'est-ce pas vrai? Qu'est-ce que l'inharmonie? C'est la conscience que l'on a de la division entre ce que l'on pense et ce que l'on sent, et par conséquent dans cette distinction il y a conflit. Tandis que pour moi penser et sentir sont une même chose. Donc, possédant ce conflit et cette inharmonie, et ayant séparé l'esprit des sentiments, nous allons encore plus loin et nous séparons et divisons l'esprit et le cœur de l'intelligence – qui pour moi est la vérité, la beauté et l'amour. En d'autres termes, le conflit, ainsi que je l'ai expliqué, est une lutte entre le résultat du milieu qui est la conscience de soi, et ce milieu lui-même. Ce conflit entre le résultat et le milieu lui-même engendre une lutte qui produit une inharmonie. Nous divisons l'esprit de l'émotion, et les ayant ainsi séparés, nous procédons plus loin à la division entre l'intelligence d'une part, l'esprit et le cœu: d'autre part ; tandis que pour moi ils constituent une unité. L'intelligence est la pensée et l'émotion en harmonie parfaite, donc l'intelligence est la beauté elle-même, intrinsèque, et non pas un objet qu'il faille rechercher.

Quand existent un grand conflit, une profonde inharmonie et en même temps la pleine conscience de ce vide, alors surgit la recherche de la beauté, de la vérité et de l'amour destinés à influencer et à diriger nos vies. C'est-à-dire que, partant de ce vide, vous extériorisez la beauté dans la nature, dans l'art, dans la musique, et vous commencez à vous entourer artificiellement de ces expressions afin qu'elles puissent devenir dans votre vie des facteurs de raffinement de culture et d'harmonie. N'est-ce pas de cette façon que l'esprit procède? Ainsi que je l'ai dit, nous avons, par un conflit, séparé l'intelligence de l'esprit et de l'émotion, et ceci produit la conscience que nous avons de cette insuffisance, de ce vide. Alors nous commençons à chercher le bonheur, la plénitude, en art, en musique, dans la nature, dans un idéal religieux, et ceux-ci commencent à influencer notre vie, à la contrôler, à nous dominer et à nous guider, et nous croyons que de cette façon-là nous arriverons à cette plénitude ; nous espérons surmonter l'inharmonie et le conflit par l'accumulation d'influences positives et d'expériences. Mais cela, c'est s'écarter de plus en plus de l'intelligence, donc de la vérité, de la beauté et de l'amour, c'est-à-dire de la plénitude elle-même.

Dans le sentiment que nous avons de notre insuffisance, de notre vide, nous commençons à accumuler, en espérant devenir complets grâce à cette moisson d'expériences, et au plaisir que nous éprouvons au contact d'idées et de modèles élaborés par d'autres. Tandis que pour moi l'insuffisance disparaît quand il y a intelligence, et l'intelligence elle-même est la beauté et la vérité. Nous ne pouvons pas comprendre cela tant que l'esprit et le cœur sont divisés et ils se divisent entre eux par un conflit. Nous séparons l'intelligence elle-même de l'esprit et du cœur, et ce processus de séparation, cette recherche d'un accomplissement continuent indéfiniment. Mais l'accomplissement réside dans l'intelligence elle-même, et éveiller cette intelligence, c'est découvrir cela même qui crée l'inharmonie, donc la division.

Qu'est-ce qui crée l'inharmonie dans nos vies? Notre manque de compréhension du milieu, de ce qui nous environne. L'intelligence, qui est beauté, vérité et amour, prend naissance quand vous commencez à questionner le milieu et à le comprendre, ainsi que sa pleine valeur et sa signification, sans essayer de l'imiter ou de le suivre, de vous adapter à lui ou de le fuir.

Question: Selon votre opinion, serait-il mieux pour moi de devenir une diaconesse de l'église protestante épiscopale, ou serais-je d'un plus grand service pour le monde en restant ce que je suis?

Krishnamurti: Je suppose que la personne qui pose cette question veut savoir comment aider le monde et non pas si elle doit s'affilier à une église ou à une autre, ce qui est de peu d'importance. Comment peut-on aider le monde? Sûrement en ne créant pas de nouvelles divisions sectaires, en ne créant pas encore du nationalisme. Le nationalisme est, après tout, le développement et la réalisation de l'exploitation économique, et les religions sont les conséquences cristallisées de certaines séries de croyances et de dogmes. Si l'on veut réellement aider le monde, cela ne peut pas être, de mon point de vue, au moyen d'une religion organisée, qu'elle soit chrétienne ou hindoue, avec leurs sectes innombrables, ou tout autre religion. Celles-ci sont en réalité des divisions pernicieuses de l'esprit, de l'humanité. Et pourtant nous croyons que si le monde entier devenait chrétien, alors il y aurait la fraternité des religions et l'unité de la vie. Pour moi, la religion est un faux résultat d'une fausse cause, cette cause étant un conflit, et la religion étant simplement un moyen d'échapper à ce conflit. Donc, plus vous développez et renforcez les divisions sectaires de la religion, moins il y aura de vraie fraternité ; et plus vous renforcez le nationalisme, moins existera l'unité de l'homme.

Question: L'avidité est-elle le produit du milieu ou de la nature humaine?

Krishnamurti: Qu'est-ce que la nature humaine? N'est-elle pas elle-même le produit du milieu, pourquoi les diviser? Existe-t-il une chose appelée nature humaine indépendamment du milieu? Certaines personnes pensent que la distinction entre la nature humaine et le milieu est artificielle, car en modifiant le milieu ils disent que la nature humaine peut être changée suivant une nouvelle forme. Après tout, l'avidité n'est que le résultat d'un milieu faux, donc de la nature humaine elle-même.

Quand l'individu essaie de comprendre son milieu, et les conditions dans lesquelles il vit, alors parce qu'il y a intelligence, il ne peut y avoir avidité. Ainsi donc, l'avidité ne serait pas un vice ou un péché à surmonter. Vous ne comprenez pas et vous ne transformez pas le milieu qui produit l'avidité, mais vous redoutez le résultat de cette avidité que vous appelez un péché. Mais la recherche pure et simple d'un milieu parfait, donc d'une nature humaine parfaite, ne peut pas engendrer l'intelligence. Quand existe l'intelligence existe aussi la compréhension du milieu, donc l'affranchissement de ses réactions. Or le milieu, ou société, vous contraint, vous incite à vous protéger vous-même. Mais si vous commencez à comprendre le milieu qui engendre l'avidité, alors en voyant la signification du milieu, l'avidité s'évanouit entièrement, et vous ne la remplacez pas par son opposé.

Question: D'après ce que vous dites, je comprends que le conflit cesse quand on l'affronte sans le désir de s'en évader. J'aime quelqu'un qui ne m'aime pas, et je me sens seul et malheureux. Je crois honnêtement affronter mon conflit, et je ne cherche pas une évasion ; mais je suis encore seul et malheureux. Donc, ce que vous avez dit n'a pas servi. Pouvez-vous me dire pourquoi?

Krishnamurti: Peut-être essayez-vous simplement d'employer mes mots comme des moyens d'évasion ; peut-être êtes-vous en train d'employer mes mots, mes idées, afin de combler votre vide.

Vous dites donc que vous avez affronté le conflit. Je me demande si vous l'avez fait vraiment. Vous dites que vous aimez quelqu'un, mais en réalité vous voulez posséder cette personne, donc il y a conflit. Et pourquoi voulez-vous posséder? Parce que vous avez cette idée qu'au moyen de la possession vous trouverez le bonheur, la plénitude.

Donc la personne qui a posé la question n'a pas réellement affronté le problème, mais désire la possession d'une personne et, de ce fait, limite sa propre affection. Car, après tout, quand vous aimez réellement quelqu'un, dans cet amour vous êtes libre de toute possession. Nous avons à l'occasion, rarement, ce sentiment d'affection intense dans lequel il n'y a pas de sens possessif, pas de désir d'acquérir. Et ceci nous ramène à ce que je viens de dire dans ma Causerie, au fait que le sens possessif existe tant qu'existe une insuffisance, un manque de richesse intérieure ; et la richesse intérieure ne consiste pas en accumulations mais en intelligence, en une lucidité au sujet de l'action dans le conflit, ce conflit étant causé par un manque de compréhension du milieu.

Question: Est-ce que le simple fait que des personnes viennent vous écouter ne vous rend pas Instructeur? Et pourtant vous dites que nous ne devrions pas avoir d'instructeur. Faudrait-il donc ne pas venir vous entendre?

Krishnamurti: Vous feriez bien de ne pas venir si vous faites de moi un instructeur, si vous faites de moi votre guide. Si j'influence votre vie, si par mes mots et par mes actes je vous pousse vers une certaine action, alors vous devriez rester éloigné de moi, alors ce que je dis n'a pas de valeur pour vous, n'a pas de sens, car vous feriez de moi un instructeur qui vous exploiterait. Et dans cette exploitation, il ne peut y avoir de compréhension de richesse, d'extase, mais rien que de la douleur et du néant. Mais si vous venez m'écouter afin de découvrir par vous-même le moyen d'éveiller l'intelligence, alors je ne suis pas votre exploiteur, alors je ne suis qu'un simple incident, une expérience qui vous permet de pénétrer le milieu qui vous retient dans ses chaînes.

Mais la plupart des personnes veulent des instructeurs, elles veulent des guides, des maîtres, ici dans le plan physique ou dans quelque autre plan ; elles veulent être guidées, contraintes, influencées de façon à agir correctement, parce qu'elles n'ont pas de compréhension par elles-mêmes. Elles ne comprennent pas le milieu, elles ne comprennent pas les diverses nuances de leurs pensées et de leurs émotions, donc elles pensent qu'en suivant quelqu'un d'autre elles parviendront à leur accomplissement, ce qui, ainsi que je l'ai expliqué hier, n'est qu'une autre forme de la coercition. Comme il y a dans ce cas une coercition qui vous oblige à suivre un sillon déterminé du fait qu'il n'y a pas d'intelligence, alors vous cherchez des instructeurs afin d'être influencé par eux, afin d'être guidé et moulé par eux et en cela encore il n'y a pas d'intelligence. L'intelligence est la vérité et la plénitude, la beauté et l'amour lui-même. Et aucun maître, aucune discipline ne peuvent vous y conduire, car ils ne sont que des formes de la coercition et d'une modification du milieu. Lorsque vous comprenez pleinement la signification du milieu et que vous en voyez la valeur, alors seulement il y a intelligence.

Question: Comment peut-on déterminer ce qui remplira le vide qu'on a créé en procédant à l'élimination de la conscience de soi?

Krishnamurti: Monsieur, pourquoi voulez-vous éliminer la conscience de soi? Pourquoi pensez-vous qu'il soit important de dissoudre la conscience de soi, ce moi, cette limitation égocentrique? Pourquoi pensez-vous que cela soit nécessaire? Si vous dites que c'est nécessaire parce que vous cherchez le bonheur, alors cette conscience de soi, cette particularité limitée du « je » continuera. Mais si vous dites ; « je vois un conflit, mon esprit et mon cœur sont prisonniers d'une inharmonie, mais je vois la cause de cette inharmonie, qui est le manque de compréhension du milieu qui a créé la conscience de soi », alors il n'y a pas de vide à remplir. J'ai bien peur que la personne qui a posé cette question n'ait pas du tout compris cela.

Laissez-moi vous l'expliquer encore une fois. Ce que nous appelons la conscience de soi, ou cette conscience qu'on a d'être un moi, n'est pas autre chose que le résultat du milieu ; c'est-à-dire que lorsque l'esprit et le cœur ne comprennent pas le milieu, le monde environnant, la condition dans laquelle l'individu se trouve, alors, à cause de ce manque de compréhension, le conflit est créé. L'esprit est obscurci par ce conflit, et ce conflit continuel crée la mémoire, finit par s'identifier avec l'esprit et ainsi cette idée du « Je » de la conscience de soi s'endurcit. De cela résulte un nouveau conflit, encore de la douleur et de la souffrance. Mais la compréhension des circonstances environnantes, de la condition qui crée le conflit, n'est pas engendrée par une substitution, mais par l'intelligence, qui est l'esprit et le cœur ; cette intelligence qui se crée elle-même sans cesse, qui est sans cesse en mouvement. Et cela pour moi est l'éternité, une réalité incorporelle. Tandis que vous êtes à la recherche de la perpétuation de cette conscience qui est le résultat du milieu et que vous appelez le moi. Mais ce moi ne peut disparaître que lorsqu'il y a compréhension du milieu. L'intelligence fonctionne alors normalement, sans contrainte ni coercition. Alors il n'y a plus cette lutte terrible, cette recherche de la beauté, cette recherche de la vérité et cette constante lutte de l'amour possessif, parce que l'intelligence elle-même est complète.

Quatrième Causerie à Adyar, Inde

Lundi 1 Janvier 1934

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